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Les 6 étapes de l’art du Kintsugi

De Briser… à Briller

Dans l’art du Kintsugi, on admire souvent le résultat final : un objet sublimé par ses lignes dorées. Mais le processus lui-même est encore plus puissant : chaque étape de la pratique du Kintsugi suit un cérémonial lent et minutieux, qui requiert patience et concentration, faisant écho aux phases que nous traversons après les chocs de notre vie.

Les différentes étapes de la réparation d'un kintsugi

Qu’est-ce que le Kintsugi ?

Le Kintsugi est l’art japonais ancestral qui répare les céramiques brisées avec de la laque mêlée à de la poudre d’or. Plutôt que de dissimuler les fissures, il les met en lumière et transforme l’objet en quelque chose de (paradoxalement !) encore plus précieux. Le Kintsugi est une métaphore parfaite de la résilience, une philosophie de vie, qui nous invite à contempler nos cicatrices autrement : elles montrent le chemin que nous avons parcouru et qui nous rend uniques.

Bol Kintsugi noir et or, fissures dorées illustrant la guérison émotionnelle et la reconstruction personnelle

Les 6 phases du Kintsugi

Une réparation minutieuse

Dans la tradition, la réparation suit 6 étapes. Un processus long et méticuleux, qui peut durer des semaines, parfois des mois. On dit que les plus beaux Kintsugi peuvent prendre une année entière pour être achevés. Cette lenteur et cette patience reflètent autant un voyage intérieur qu’une restauration matérielle.

  1. Briser : Les morceaux brisés de l’objet sont d’abord rassemblés et soigneusement nettoyés.
  2. Assembler : Ils sont ensuite recollés avec une laque traditionnelle issue de l’arbre à laque (« urushi »), mélangée à de la farine de riz ou de blé.
  3. Patienter : L’objet est mis à sécher dans une boîte (le « muro ») recréant les conditions du climat chaud et humide du Japon.
  4. Réparer : Les lignes de faille sont légèrement poncées, puis préparées par des couches successives de laque.
  5. Révéler : Elles sont ensuite mises en valeur par un saupoudrage de poudre d’or (ou d’autres métaux précieux comme l’argent, le bronze, le laiton ou le cuivre), la poudre métallique se fondant dans la dernière couche de laque encore humide
  6. Sublimer : Enfin, les fractures sont polies pour révéler toute leur splendeur.
Les 6 étapes de la méthode Kintsugi

Ainsi, jour après jour, semaine après semaine, étape par étape, l’objet sera nettoyé, pansé, soigné, guéri, et, enfin, sublimé, nous guidant sur le chemin de la guérison, de la croissance et de la transformation.

De nombreux termes liés au Kintsugi sont en japonais, ce qui peut sembler décourageant au début si l’on ne parle pas la langue. C’est pourquoi nous avons créé un petit lexique du Kintsugi pour vous aider à comprendre les mots-clés et l’usage des matériaux. Cette liste ne se veut pas exhaustive, mais juste un guide pour débutants afin de vous aider à naviguer.

Un véritable rituel

Voici en détail les différentes phases traditionnelles de la réalisation d’un Kintsugi. Peut-être y prendrez-vous goût : c’est aussi l’occasion de découvrir le plaisir de ces gestes lents et précis, qui invitent à s’immerger avec délice dans la pleine conscience du moment présent…

Doit-on casser intentionnellement un objet pour pratiquer l’art du Kintsugi ?Traditionnellement, le Kintsugi consiste effectivement à réparer ce qui a été accidentellement brisé : l’objet, honoré, retrouve ainsi une beauté nouvelle et une deuxième vie. Mais la légende raconte que certains collectionneurs, tellement fascinés par cet art, allaient jusqu’à briser volontairement leurs plus belles céramiques pour les métamorphoser en Kintsugi ! Aujourd’hui, cet acte volontaire est rare… sauf dans un contexte précis : lors de séances d’accompagnement individuel ou d’ateliers de Kintsugi thérapeutique. Dans ce contexte, les participants cassent en pleine conscience un objet choisi pour représenter leur parcours intérieur, à travers un rituel guidé empreint d’intention et de bienveillance. Cet objet brisé devient alors le reflet de leur histoire, et sa réparation le symbole de leur transformation.

Etape 1 : Brisez

Etape 1 du kintsugi avec un bol brisé sur le sol


LE choc initiatique

Tout commence par le choc : ce moment où l’objet éclate et se brise en mille tessons. La première étape, c’est d’accepter la cassure et de faire un choix : celui de décider de rassembler les morceaux, et réparer, plutôt que jeter.

  • Eprouvez : un imprévu, un faux mouvement, un choc, et c’est la chute…
  • Acceptez : reprenez vos esprits, et rassemblez les éclats.
  • Décidez : faites le choix de donner une deuxième chance et une deuxième vie à l’objet au lieu de le jeter.
  • Choisissez : étudiez les différentes techniques de réparation qui existent et sélectionnez celle qui vous convient le mieux : technique illusionniste (réparation invisible), des agrafes (agrafes métalliques le long de la fissure), ou Kintsugi ? (jointures d’or)
  • Imaginez : soyez créatif et osez penser différemment !
  • Visualisez : concentrez-vous et représentez-vous la vision de l’objet réparé dans toute sa splendeur.

Le saviez-vous ? Vous pouvez même créer un Kintsugi s’il vous manque un fragment. En effet, plusieurs techniques traditionnelles existent pour recréer les fragments manquants. L’une consiste à recréer le tesson manquant à l’aide de sabi-urushi, un mélange de laque urushi et de pierre en poudre (tonoko) ou de bois. Une autre méthode, appelée yobi-tsugi, est plus symbolique : un fragment provenant d’un autre objet est utilisé pour remplacer la pièce perdue. Cela crée un contraste poétique et évoque les notions d’intégration, de coopération et de la beauté de l’imperfection. Certaines variantes incorporent même des matériaux comme l’écaille de tortue ou des pierres précieuses, pour un résultat encore plus artistique et porteur de sens. Et parfois, on peut aussi choisir de laisser vide l’espace du tesson manquant, en soulignant juste les bords d’or, car cela peut être tout aussi signifiant.

La décision la plus importante

En miroir de nos vies, c’est le moment où l’on se sent en mille morceaux, anéanti. Le Kintsugi propose alors une lueur d’espoir, une vision : oui, vous êtes brisé aujourd’hui ; mais, un jour, vous serez réparé, et peut-être même encore plus fort… d’avoir été brisé. Décider que l’on « le vaut bien, c’est le premier pas vers la guérison.

 

pictogramme d'un bol brisé

Etape 2 : Assemblez

 

Recoller les fragments

Les morceaux sont réunis, nettoyés et recollés avec soin à l’aide de laque naturelle urushi mélangée à de la farine de riz. Peu à peu, l’objet reprend forme, parfois complété par de nouveaux fragments.

  • Préparez : nettoyez les morceaux de l’objet, réunissez tous les outils (spatule, palette, laque, pinceaux, poudre d’or, boîte de séchage, baguettes, essence de térébenthine, papier de verre, coton de soie…)  et protégez-vous avec des gants.
  • Reconstituez : observez et assemblez le « puzzle » pour préparer la réparation.
  • Transformez : changez le poison en antidote ! La laque (Urushi) utilisée comme liant pour coller les pièces est naturelle. Elle est obtenue directement de la résine du Laquier. Mais elle est très irritante, c’est pourquoi il faut se protéger lors de son application. Cependant, en séchant, elle va durcir et réparer l’objet parfaitement, en perdant sa toxicité.
  • Rassemblez : préparez et appliquez le liant (Mugi-Urushi, mélange de farine et de laque Urushi) des deux côtés de la cassure avec une spatule, et collez les pièces pour reconstituer l’objet.
  • Comblez : si une pièce manque, préparez un liant (Sabi-urushi) en mélangeant de la laque (Urushi) avec de la poudre de roche (Tonoko), et recréez-la patiemment avec cette pâte.
  • Associez : si cela vous inspire, vous pouvez même choisir une pièce provenant d’un autre objet pour combler le manque de façon originale (Technique du Yobi-tsugi).

Finalement, est-ce que le Kintsugi est une pratique risquée ? La laque urushi traditionnelle qui est au coeur de la réparation d’un Kintsugi est une sève extraite de l’arbre « laquier », et est effectivement très irritante. D’ailleurs, on peut noter le nom latin de cet arbre qui est très parlant : « Toxicodendron vernicifluum » ! Elle contient de l’urushiol, une substance pouvant provoquer de fortes réactions cutanées et respiratoires. Il est donc indispensable de prendre des précautions : travailler dans un espace bien ventilé, porter des gants étanches, un masque de protection respiratoire et, idéalement, des lunettes de sécurité. Étonnamment, une fois la laque parfaitement sèche, elle perd sa toxicité : si vous n’avez utilisé que des matériaux traditionnels, vous pourrez même manger ou boire dans votre Kintsugi.

Rassembler ses propres morceaux

Dans la vie, c’est le moment où l’on prend conscience de ses blessures, de ses schémas, de ses croyances… et de sa vérité. On commence à « rassembler ses esprits ».  Et même lorsque nous avons l’impression d’avoir perdu un morceau de notre âme, le Yobi-tsugi nous rappelle que l’on peut s’appuyer sur d’autres, demander de l’aide. Ce n’est pas une faiblesse : c’est aussi une forme de réparation.

Picto de kintsugi

Etape 3 : Patientez

Accueillir l’immobilité

Une fois assemblé, l’objet doit sécher dans un environnement humide, parfois durant des semaines. Le temps agit comme un allié invisible et bienveillant.

  • Enlevez : gratter la matière superflue avec un outil (rasoir, cure-dent, cutter, spatule fine…) puis nettoyez en passant de l’essence de térébenthine.
  • Maintenez : positionnez les pièces bien en place avec du ruban adhésif de masquage, ou des élastiques.
  • Laissez respirer : la laque (Urushi) est vivante, elle doit paradoxalement respirer pour sécher et durcir. Préparez une boîte en carton fermée (Muro), disposez au fond une serviette et quelques baguettes pour poser l’objet au-dessus du tissu comme sur une grille.
  • Déposez : la laque durcit mieux lorsqu’elle est maintenue à un taux d’humidité compris entre 75 et 90 %, et idéalement à plus de 20 degrés. Aussi, déposez l’objet dans sa boîte et maintenez-la à la chaleur et à l’humidité constamment.
  • Nettoyez : à chaque étape, nettoyez les instruments (spatules, coupelle, pinceaux…) avec de l’essence de térébenthine ou de l’huile végétale et rangez soigneusement votre matériel pour la prochaine fois.
  • Laissez : attendez patiemment que l’objet sèche dans la boîte entre 7 et 14 jours.

En pratique, combien de temps faut-il pour réaliser un Kintsugi complet ? Le temps nécessaire pour créer un Kintsugi varie selon la complexité de la forme de l’objet, sa surface, le nombre de tessons. Après avoir réassemblé les morceaux cassés avec le sabi-urushi, l’objet doit sécher plusieurs jours avant d’être poncé. Plusieurs couches de laque et de métal sont ensuite appliquées, et chaque couche doit sécher avant que la suivante ne soit ajoutée. Ce processus peut durer de deux semaines grand minimum à un mois, mais pour des réparations plus complexes ou des pièces plus grandes, cela peut prendre jusqu’à un an.

Faire confiance au temps

Dans un monde où tout s’accélère, cette attente peut sembler inconfortable. Pourtant, elle est indispensable : la guérison ne peut pas se forcer. Elle demande confiance et patience, comme une graine qui germe ou une cicatrice qui se referme.

Pictogramme d'un chronomètre pour illustrer l'étape 3 du kintsugi : la patience

Etape 4 : Réparez

Renforcer les failles

On ponce, on nettoie, on polit tout ce qui dépasse, jusqu’à la perfection de la ligne pure. Puis un pinceau fin retrace les fissures avec de la laque, couche après couche. Chaque passage consolide, et protège.

  • Polissez : lorsque l’objet est parfaitement sec, nettoyez les traces de liant avec un cutter et de l’essence de térébenthine, puis poncez avec du papier de verre pour lisser parfaitement la surface. Il ne reste alors plus sur l’objet qu’une cicatrice de couleur marron.
  • Touchez : certaines irrégularités sont difficiles à discerner à l’œil nu. Vérifiez au toucher que la surface est parfaitement plane, en passant votre doigt sur les lignes de failles.
  • Appliquez : déposez avec application sur toutes les cicatrices de l’objet une première couche de laque, noire, (Roiro-urushi) à l’aide d’un pinceau très fin.
  • Concentrez : respirez régulièrement, concentrez-vous et ayez des gestes lents, mesurés et précis pour dessiner la ligne la plus fine possible. Laissez sécher dans la boîte (Muro) environ une à deux semaines.
  • Ajoutez : polissez la surface, puis appliquez à nouveau une deuxième couche très fine de laque, rouge (E-urushi, ou Neri Bengara-urushi).
  • Réanimez : les cicatrices sont désormais recouvertes d’une belle laque rouge. Telles des veines brillantes et bien irriguées, elles ont guéri l’objet et lui ont donné un second souffle. Remettez une demi-heure dans la boîte.

Se libérer du superflu

C’est la phase où vous renforcez vos limites, où vous dites adieu à ce qui vous pèse et vous fragilise : habitudes toxiques, relations nocives, illusions, croyances limitantes… Vous scellez vos failles d’une force nouvelle.

picto kintsugi étape de la laque rouge

Etape 5 : Révélez

un kintsugi à l'étape 5 où on saupoudre l'or

L’illumination

Une fine couche de laque rouge vient d’être appliquée : lorsqu’elle est encore humide, elle est saupoudrée de poudre d’or. Les cicatrices s’illuminent de veines dorées, révélant leur beauté.

  • Illuminez : placez la poudre d’or sur un pinceau ou dans un tube d’application et saupoudrez-la délicatement sur la laque encore collante (sans la toucher car elle est encore fraîche).
  • Récupérez : à l’aide du pinceau, rassemblez la poudre d’or en excédent pour votre prochaine création. Puis placez à nouveau l’objet dans la boîte (Muro) pour laisser sécher et durcir pendant 2 à 3 jours.
  • Dévoilez : une fois la laque sèche, passez une boule de coton de soie pour enlever l’excédent de poudre d’or et révéler les cicatrices d’or.
  • Protégez : passez une fine couche de laque protectrice pour stabiliser l’or, que vous tamponnerez délicatement 5 minutes après. Laissez sécher à nouveau, pendant 24h.

Est-ce que le Kintsugi coûte cher ? Le Kintsugi peut effectivement être onéreux, tant en termes de temps que de matériaux. L’utilisation de la poudre d’or véritable, en particulier, en fait un art coûteux. De plus, les matériaux japonais traditionnels, souvent nécessaires si l’on recherche un processus authentique, augmentent encore le coût. C’est une technique qui exige du temps et de la précision, ce qui en fait un investissement sérieux, à la fois financier et émotionnel. Cependant, la véritable valeur de cette pratique réside dans le parcours personnel de résilience et de réparation auquel l’objet réparé fait écho. Pour les débutants, l’utilisation du laiton ou d’autres matériaux modernes plus abordables peut donc tout à fait être une option pertinente et pleine de sens, tout en conservant l’essence du Kintsugi.

De briser à Briller

C’est le moment où vous voyez enfin la véritable beauté de vos cicatrices. Vos failles ne sont plus un stigmate : elles deviennent le témoin de votre histoire et votre force.

Etape 6 : Sublimez

 

Un bol bleu foncé réparé à l'or selon la technique du kintsugi pour symboliser la force de la résilience

Polir pour révéler

L’or est poli jusqu’à révéler son éclat le plus pur. L’objet irradie, transformé, prêt à être exposé au monde.

  • Personnalisez : adoptez l’outil qui vous conviendra et vous « parlera » le mieux pour polir l’or. Certains Maîtres Kintsugi utilisent une pierre d’agate, d’autres de l’ivoire, des dents de poisson, une pierre d’hématite…
  • Resplendissez : polissez l’objet avec un mélange d’huile et de poudre, et le polissoir que vous aurez choisi pour faire étinceler l’or.
  • Observez : prenez du recul et contemplez l’objet réparé et sublimé dans toute son unité, portant avec noblesse ses cicatrices d’or.
  • Admirez : remarquez comme l’objet cassé s’est réincarné en une œuvre d’art précieuse, unique et inestimable.
  • Contemplez : rappelez-vous de l’histoire que cet objet porte en ses cicatrices…
  • Ressentez : la laque a durci en séchant, sentez combien l’objet est encore plus solide qu’avant la réparation.
  • Assumez : acceptez avec fierté l’imperfection. Il est encore plus beau et plus précieux une fois cassé et réparé !
  • Exposez : présentez votre création à votre entourage. Racontez son histoire pour inspirer les autres, et leur souffler l’idée qu’il est possible de réparer…

Est-ce qu-on utilise seulement de l’or dans l’art du Kintsugi ? En japonais, kin signifie « or » et tsugi signifie « jointure», donc un Kintsugi authentique utilise bien de l’or véritable pour mettre en valeur les fissures. Cependant, d’autres métaux peuvent être utilisés : l’argent (gintsugi) et l’étain (tintsugi) sont aussi des variantes traditionnelles. En théorie, n’importe quel métal en poudre peut être employé, comme le cuivre, le platine, le laiton ou le bronze, mais les résultats varieront selon leur éclat et leur oxydation au fil du temps. Les débutants utilisent souvent le laiton pour s’entraîner, car il donne un effet proche de l’or à moindre coût.

Rayonner et inspirer

Cette dernière étape vous invite à assumer pleinement et à partager votre parcours. Vous devenez une source d’inspiration pour ceux qui sont encore sur le chemin de la guérison : non pas malgré vos failles, mais grâce à elles…

a picto drawing of kintsugi

Le Kintsugi comme métaphore de la vie…

Le miroir de notre âme

Chacune des 6 étapes du Kintsugi correspond donc à un moment-clef de notre guérison intérieure. Dans notre livre Kintsugi, l’art de la résilience, nous explorons ces 6 phases en profondeur, en montrant combien elles peuvent résonner avec notre chemin de vie. Notre Kintsugi devient alors le témoin de notre histoire, et de notre capacité à nous relever.

> Découvrez le livre Kintsugi, l’Art de la Résilience

le livre Kintsugi l'art de la résilience dans un décor zen japonais

Devenir une œuvre d’or

Le Kintsugi n’est pas seulement un art : il peut être vu comme une véritable thérapie. Un rituel de résilience, où ce qui est brisé devient plus beau, où chaque tesson et chaque faille retrouve sa juste place, vous invitant à transformer votre vie en œuvre d’art… Et même en œuvre d’or.

Par où commencer ?

Commencer la pratique En solo

Vous trouverez facilement tout le matériel sur internet, au détail ou sous forme de kits prêts à l’emploi. Selon votre degré de perfectionnisme et votre budget, vous pouvez suivre la méthode traditionnelle, avec la véritable laque Japonaise (Urushi) et de la poudre d’or 23 ou 24 carats (recommandé pour un usage alimentaire) ou vous inspirer simplement de cette technique et assembler de la colle Epoxy et de la peinture dorée ou de la poudre de mica. Retrouvez de bonnes adresses dans le KintsuGuide, notre annuaire du Kintsugi.

Vous pouvez même pratiquer avec vos enfants, si vous les accompagnez pour les étapes les plus délicates. Il est d’ailleurs intéressant d’observer à quel point les enfants comprennent intuitivement la métaphore du Kintsugi (parfois même plus vite que les adultes, avec moins d’explications !) Le Kintsugi les aide à comprendre la notion de résilience, et même à inviter l’imperfection dans leur vie au lieu de toujours se mettre la pression…

être accompagné

Et vous vous préférez être guidé sur ce chemin de transformation, nous vous invitons à explorer nos stages « Kintsugi & Résilience : transformez votre plomb en or«  ou à nous contacter pour un accompagnement individuel.

Et si vous voulez en savoir plus sur la Voie du Kintsugi, découvrez-en plus sur cette page qui présente la philosophie de résilience du Kintsugi.

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N’hésitez pas à nous contacter au +33 (0)6 63 00 19 71ou sur contact@esprit-kintsugi.com, nous serons ravis de vous accompagner sur la voie d’or du Kintsugi.

Explorez l’univers d’Esprit Kintsugi :

Celine Santini holding a kintsugi bowl on a TEDx stage to speak about resilience
a black japanese bowl being repaired with the kintsugi technique
A pile of books about kintsugi as a symbol of resilience and a philosphy of life

DE LIGNES DE FAILLE, EN LIGNES DE FORCE

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FAQ sur la pratique du Kintsugi

Quelles sont les six étapes du Kintsugi ?

Les six étapes sont : briser, assembler, patienter, réparer, révéler, sublimer. Elles décrivent le processus artisanal traditionnel, mais aussi un chemin symbolique : chaque phase fait écho à une phase de la vie, et correspond à un moment précis de reconstruction, où rien ne peut être précipité sans fragiliser l’ensemble.

Pourquoi le processus du Kintsugi est-il lent ?

Parce que certaines réparations demandent un temps incompressible. Le Kintsugi nous enseigne que l’attente n’est pas une perte de temps, mais bien une étape active : ce temps permet à la réparation de se poser, de s’ancrer, et consolider la réparation et les prises de conscience.

Comment ces étapes s’appliquent-elles à la vie personnelle ?

Chaque étape peut être lue comme un mouvement intérieur : reconnaître la cassure, rassembler ce qui a été dispersé, respecter un temps de pause, réparer avec soin, accepter la trace laissée, puis transformer l’épreuve en force intégrée à son histoire.

Les six étapes doivent-elles être réalisées dans l’ordre ?

Oui, de façon pratique, mais aussi symbolique, c’est important. Sauter une étape peut compromettre l’équilibre général de la réparation. Le Kintsugi nous rappelle qu’une reconstruction solide repose sur le respect d’un processus, même lorsque certaines phases peuvent paraître inconfortables, ou inutiles.

Peut-on vivre plusieurs fois les étapes du Kintsugi dans une vie ?

Absolument. Chaque rupture importante peut malheureusement réactiver un nouveau cycle. Le Kintsugi n’est pas un modèle figé, mais une grille de lecture évolutive de l’expérience humaine, qui se rejoue différemment selon les moments de vie.

Pourquoi ces 6 étapes sont-elles utilisées dans les ateliers ?

Parce qu’elles proposent des répères et un cadre clair et sécurisant. Elles permettent d’aborder des sujets sensibles sans se perdre, tout en laissant à chacun une liberté de rythme, de profondeur et d’interprétation personnelle.