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Qu’est-ce que le Kintsugi ?

Le Kintsugi, ou l’art de la résilience…

Découvrez le Kintsugi, cet art ancestral japonais qui résonne plus que jamais dans notre monde moderne. En parfait symbole de la résilience, il nous invite à voir au delà des apparences, pour inviter la beauté de l’imperfection dans notre vie

bol kintsugi noir et or pour illustrer la résilience et le développement personnel

Un art ancestral inspirant

Cette technique ancienne, découverte au XVème siècle au Japon, consiste à réparer un objet en soulignant ses lignes de failles avec de la véritable poudre d’or, au lieu de chercher à les masquer.

Le mot Kintsugi vient du Japonais Kin (or) et Tsugi (jointure), et signifie donc littéralement : jointure à l’or. L’art du Kintsugi est appelé le Kintsukuroi, signifiant « raccommodage à l’or ».

Quelle est la différence entre Kintsugi et Kintsukuroi ? Bien que ces deux termes soient souvent utilisés de façon interchangeable, il existe une nuance subtile : Kintsugi combine en japonais kin (or) et tsugi (jointure), et désigne la méthode d’assemblage doré qui met en valeur la cassure comme faisant partie de l’histoire de l’objet. Kintsukuroi combine kin (or) et kuroi (réparer), et désigne l’acte de réparation dans un sens plus technique ou artisanal. En pratique, le terme Kintsugi est le plus largement reconnu, utilisé pour évoquer à la fois la technique et son symbolisme

METTEZ DE L’OR DANS SUR VOS BLESSURES

Il s’agit d’un processus de réparation long et extrêmement précis, se déroulant en de nombreuses étapes, sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. On dit même qu’il faut parfois un an pour réaliser le meilleur Kintsugi…

bol kintsugi sur fond noir avec cicatrices bien dorées et de la fumée pour illustrer le mystère de la guérison émotionnelle

Kintsugi & Wabi-Sabi

On dit souvent que le Kintsugi s’inscrit dans la mouvance du Wabi-Sabi. Le « wabi » (simplicité) et le « sabi » (beauté marquée par le temps) forment ensemble une philosophie de vie japonaise qui valorise l’imperfection et l’authenticité. Le Kintsugi s’inscrit profondément dans cette philosophie : au lieu de masquer les défauts, il les met en lumière comme faisant partie intégrante de l’histoire unique de l’objet.

Il est intéressant de noter que le mot « sabi » renvoie aussi au mélange naturel utilisé dans la réparation d’un Kintsugi : organique, imparfait, comme un écho aux notions de texture, de transformation et de respect des marques du temps

La technique du Kintsugi, étape par étape

Les éclats de l’objet cassé sont tout d’abord réunis un à un, puis nettoyés, et recollés avec l’urushi, une laque traditionnelle naturelle issue de l’arbre laquier. L’objet est mis à sécher, puis poncé.

Ensuite, ses fissures sont soulignées de couches de laque successives et, finalement, saupoudrées d’or, ou de tout autre métal en poudre (argent, bronze, laiton, cuivre…), qui, se mêlant intimement à la laque encore humide, donne l’illusion d’une coulée de métal.

Puis elles sont polies. L’objet peut alors révéler tout son éclat.

Pictogrammes représentant les différentes étapes de la réalisation d'un kintsugi traditionnel

La légende du Kintsugi

Selon la légende, la technique du Kintsugi serait née au Japon au XVe siècle, lorsque le shogun Ashikaga Yoshimasa envoya son bol à thé préféré en Chine pour le faire réparer. Il lui revint avec de disgracieuses agrafes métalliques , non fonctionnelles (manque d’étanchéité !), et peu esthétiques. Déçu, il demanda aux artisans japonais de trouver une solution plus harmonieuse. En s’appuyant sur leurs savoir-faire traditionnels, ils utilisèrent la laque naturelle (urushi) et la poudre d’or, matériaux qu’ils maîtrisaient déjà, pour créer une réparation qui ne cachait pas la cassure, mais la révélait. Ainsi serait né le Kintsugi.

Cette histoire n’est peut-être qu’une légende… Mais elle illustre parfaitement l’esprit du Kintsugi : transformer une déception, en révélation.

Un bol chinois ancien réparé avec la technique des agrafes, technique ancestrale ayant donné naissance au Kintsugi selon la légende

Un art très prisé

Quelle solution élégante, créative, et si simple à la fois ! La plupart des personnes qui découvrent l’art du Kintsugi pour la première fois éprouvent un véritable coup de cœur. Comme une révélation, comme une évidence.

C’est donc une technique très recherchée. On dit même que l’art du Kintsugi est si prisé que certains esthètes cassent volontairement leurs vases ou bols précieux pour les transformer…

La symbolique du Kintsugi comme courant de pensée

Né au XVe siècle, cet art ancestral résonne pourtant plus que jamais au XXIe siècle, dans un monde en quête de sens et de résilience. Le Kintsugi offre une alternative pertinente à l’accélération et à la recherche infinie de perfection : il invite à ralentir, accepter les imperfections, et reconstruire en pleine conscience. Il porte aussi naturellement en lui l’esprit du développement durable : réparer, plutôt que remplacer

Sa philosophie va donc bien au-delà d’une simple pratique artistique… On touche là à la symbolique de la guérison et de la résilience. Soigné, puis honoré, l’objet cassé assume son passé, et devient paradoxalement plus résistant, plus beau et plus précieux qu’avant le choc; il devient une métaphore profonde de la transformation personnelle. C’est pourquoi il est souvent perçu comme un puissant symbole de résilience, nous enseignant à apprécier les imperfections et à honorer la vie qui continue après la cassure

Vous avez survécu à 100% des épreuves de votre vie

Le Kintsugi comme support de guérison symbolique

Une forme d’art-thérapie

Cette métaphore déroulée tel un fil conducteur éclaire d’une façon nouvelle chaque étape de tout processus de guérison, qu’il s’agisse d’une blessure physique, ou émotionnelle… Sans aller jusqu’à briser tous vos objets de valeur, la philosophie du Kintsugi peut vous accompagner tout au long de votre processus de guérison, jusqu’à retrouver vous-même votre unité et tout votre éclat.

Par ses résonances symboliques de guérison et de résilience, le Kintsugi peut donc s’apparenter à une forme méditative d’art-thérapie. Au-delà des objets, il peut aider à réparer l’âme, nous invitant à transformer nos fragilités en forces, et à reconstruire nos vies… en beauté.

un bol épuré réparé avec la technique ancestrale du kintsugi disposé devant du matériel kintsugi et une branche de cerisier en fleur

L’accompagnement Kintsugi et Résilience en pratique

Notre accompagnement de soin par le Kintsugi suit le fil (d’or) des six étapes : briser, assembler, patienter, réparer, révéler, sublimer. Ce processus vous invite dans un voyage d’introspection et de résilience, permettant de transformer vos blessures intérieures. Tous les matériaux sont fournis pour créer votre propre pièce Kintsugi, symbole de votre processus de guérison.

> En savoir plus sur nos stages « Kintsugi : Transformez votre plomb en or »

FAQ sur la philosophie du Kintsugi

Et si vous voulez en savoir plus sur la pratique du Kintsugi, découvrez-en plus sur cette page qui présente les 6 étapes du Kintsugi et lesFAQ relatives au matériel et à la technique.

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N’hésitez pas à nous contacter au +33 (0)6 63 00 19 71ou sur contact@esprit-kintsugi.com, nous serons ravis de vous accompagner sur la voie d’or du Kintsugi.

Explorez l’univers d’Esprit Kintsugi :

Celine Santini holding a kintsugi bowl on a TEDx stage to speak about resilience
a black japanese bowl being repaired with the kintsugi technique
A pile of books about kintsugi as a symbol of resilience and a philosphy of life

DE LIGNES DE FAILLE, EN LIGNES DE FORCE

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Qu’est-ce que le Kintsugi ?

Le Kintsugi est un art japonais qui consiste à réparer une céramique brisée avec de la laque et de l’or. Mais ce geste va bien au-delà de la technique : il symbolise une philosophie qui choisit de rendre visibles les fissures, et d’honorer ce qui a été traversé, plutôt que de chercher à l’effacer ou le masquer.

Pourquoi le Kintsugi est-il devenu une métaphore de la résilience ?

Parce qu’il montre concrètement qu’une cassure n’est pas forcément une impasse : le Kintsugi transforme une fragilité en beauté assumée. Appliqué à la vie, il propose de porter un autre regard sur les épreuves, non comme des failles à cacher, mais comme des épreuves de vie capables paradoxalement de nous renforcer.

Le Kintsugi est-il une pratique artistique, ou symbolique ?

Les deux sont indissociables. Le Kintsugi est un art ancestral japonais, inscrit dans une tradition artisanale précise. Mais il est aussi devenu un support symbolique puissant, où le geste de réparation fait écho à la psychologie humaine, permettant une intégration douce et progressive de l’expérience vécue.

À qui s’adresse le Kintsugi aujourd’hui ?

À toute personne ou organisation traversant une rupture, une transition ou un questionnement. Le Kintsugi parle aussi bien aux individus qu’aux équipes, aux dirigeants qu’aux créatif : à celles et ceux qui cherchent du sens, sans discours plaqué, ni solution miracle.

Le Kintsugi est-il lié au développement personnel ?

Oui, lorsqu’il est pratiqué en conscience. Le Kintsugi offre un langage non verbal pour aborder la résilience, la vulnérabilité et la reconstruction intérieure. Il permet de sortir des injonctions au positif, pour revenir à une expérience à la fois symbolique et incarnée.

Pourquoi le Kintsugi résonne-t-il autant aujourd’hui ?

Parce que notre époque valorise la rapidité, le jetable, le virtuel. Le Kintsugi propose une autre temporalité : réparer lentement, accepter l’imperfection, et redonner de la valeur et du sens à ce qui a été fragilisé.